Le matériel utilisé par le géomètre

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C'était comment avant ?

Le domaine de la topographie à connu une révolution dans les années 70, quand l'informatique et l'électronique on entamés leur essort. C'est bien joli mais avant, pas de station totale robotisée, pas de visée laser sans réflecteur, pas de G.P.S, ni de logiciel de D.A.O. ni de calcul ou de traceur, alors avec quoi travaillait un géomètre.

Pour avoir une petite idée de ce qu'est la chaîne d'arpenteur, l'equerre optique ou une stadia, faites un tour sur les sites suivants :
L'emborneur » : le site du géomètre wallon qui retrace l'histoire de la profession,
Le géomusée » : le site du musée du géomètre à Lyon.

Et aujourd'hui ?

Aujourd'hui les travaux topographiques sont considérablement facilités par le matériel utilisé, on peut même travailler tout seul dans certains cas, là où il y'a encore quelques années deux personnes étaient nécessaires. Malgré tout le matériel ne fait pas tout, même s'il est très perfectionné et qu'il s'améliore chaque année.

  • Le théodolite et le tachéomètre
    Ces deux outils sont quasiment idententique à la différence que le premier permet de mesurer les angles horizontaux et verticaux, le second permet en plus de mesurer les distances.
    Le tachéomètre est l'outils principal du géomètre, le théodolite est quant à lui plutôt utilisé par les maçons (pour faire leur alignement par exemple). Les dernières générations de tachéomètre peuvent être robotisées (que l'on désignera alors par le terme de "station totale"). Robotisé veut dire que le tachéomètre est équipé d'une télécommande et d'un réception ce qui permet de l'utiliser seulement par une personne. L'appareil, grace a différent système (selon les constructeurs) localise le prisme et permet d'effectuer des mesures.
    Pour mesurer une distance avec un tachéomètre il faut pour cela disposer d'un reflecteur (ou prisme) qui permettra de renvoyer l'onde infrarouge émise par l'appareil. Aujourd'hui on trouve deux types de réflecteur, les classiques qui sont "plat", pour réflechir correctement l'onde il faut qu'il soit positionné bien en face de l'appareil. On trouve également les prismes dit à "360°", ceux-ci sont utilisés avec les appareils robotisés, ces prismes disposent de plusieurs facettes qui réfléchissent toujours l'onde émise vers l'appareil.
    Et dans la catégorie "on arrête pas le progrès", depuis quelques années les appareils "reflectorless" (sans réflecteur) investissent notre domaine. D'une portée d'environ 100m au début, aujourd'hui ces appareils dotés d'une visée laser peuvent mesurer des points à plusieurs centaines de mètres avec une grande précision et tout ca sans le moindre réflecteur. C'est une des dernières avancée majeure dans la prise de mesure!
    domaine d'utilisation : levé topographique, de façades, contrôle d'ouvrage (selon la précison), etc...

    Plus de détails sur les théodolites et les stations totales
  • Le positionnement par satellites
    Ces dernières années une autre avancée majeure est arrivée avec de nouvelles méthodes de travail également.
    Ce nouveau type d'appareil, généralement appelé 'GPS', mais en fait il faut parler de positionnement par satellites (GPS étant le nom de la constellation de satellites déployée par les Etats-Unis).
    La baisse du coût, la mise en place de réseaux comme Teria et la simplicité d'utilisation accrue ont permis la démocratisation de ce matériel.
    En France aujoutd'hui grace au réseau Teria, constitué d'une centaines de stations d'appuis, il est possible de connaître sa position en temps réel à quelques centimètres près, là où il y'a quelques années il fallait plusieurs dizaines de minutes de mesure et des calculs au bureau.
    domaine d'utilisation : levé topographique, de canalisations a grande échelle, détermination d'un point spécifique, mesure de position en continue...

    Plus de détails sur les systèmes de positionnement par satellites.
  • Le niveau
    Pour garantir des mesures en altimétrie d'une précision inférieure au centimètre, chose difficile même avec les tachéomètres d'aujourd'hui, il faut utiliser un niveau. Deux types de niveaux sont utilisés, les niveaux dit de "chantier" et ceux électronique. Les premiers sont utilisés pour les travaux de nivellement courant comme les cheminements à l'aide d'une mire graduée, l'utilisation de ce matériel impose un travail des plus rigoureux ou l'emploi de méthode de contôle contraignante (méthode Cholesky). Le principal défaut de cet appareil c'est son utilisateur, la lecture se fait directement sur la mire et une erreur arrive très vite. Les niveaux électroniques eux sont plutôt utilisés pour les missions de surveillance. Pour utiliser un niveau électronique il faut une mire dite à "code barre", ceci permet de garantir une grande précision des mesures puisque l'utilisateur lit la valeur mesurée et affichée par l'appareil et non pas aucune retranscription ''humaine'' n'est effectuée.
    domaine d'utilisation : levé altimétrique, terrassement, contrôle d'ouvrage (selon la précision)...

    Plus de détails sur les niveaux
  • Le scanner 3D
    Encore un appareil qui à changé les méthodes de travail. Le scanner 3D LIDAR est un outils qui permet de mesurer des millions de points en à peine quelques minutes et permet de restituer des mesures d'une grande précision et d'une finesse de détails qu'on ne peut pas obtenir avec un tachéomètre.
    domaine d'utilisation : modélisation d'ouvrage de façade, levé topographique, etc...

    Plus de détails sur le scanner 3D LIDAR
  • Le télémètre laser
    Le télémètre remplace le mètre, ce qui facilite grandement la prise de cote lors des levés d'intérieur. Le principe de mesure de la distance est le même qu'avec un tachéomètre, l'appareil envoi un faiseau laser et détermine la distance.
    domaine d'utilisation : levé d'intérieur

    Plus de détails sur le télémètre laser
  • Et tout le reste

    Le prisme qui permet de revoyer le faiseau infrarouge du tachéomètre et ainsi mesurer la distance.

    Le trepied qui sert de support pour les tachéomètre, théodolite et autre niveau. Les mires classique (niveau de chantier) ou a "code barre" (niveau électronique).

    Le crapeau, utilisé comme support afin de poser la mire lors d'opération de nivellement.

    La pioche et le marteau-pioche, indispensable sur le terrain.

    Le ruban.

    Le kutch, indispensable au bureau comme sur le terrain.